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Classes prépas : l’impact de la réforme du bac

Les Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles (CPGE) ont dû s’adapter au nouveau baccalauréat, réformé par le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer. L’enjeu pour ces filières est de continuer à préparer les étudiants aux concours et de maintenir leur attractivité.


Dès à présent, les lycées ne proposent effectivement plus les traditionnelles filières littéraire, scientifique et économique et sociale, mais un tronc commun, accompagné d’enseignements de spécialités. Ces cours, qui regroupent entre autres l’Histoire-Géographie, les Sciences Economiques et Sociales ou encore la Physique-Chimie, seront choisis par les lycéens, indépendamment les uns des autres. Les classes prépas ne pourront donc plus recruter et former les élèves en fonction des filières proposées au lycée, car les cours suivis changeront d’un élève à l’autre.


Les CPGE ont réagi par une refonte de leurs différents programmes de préparation. Les prépas économiques, qui auparavant regroupaient les bacheliers S dans les classes ECS (économique, commerciale et scientifique), et les bacheliers ES dans les classes ECE (économique, commerciale et économique) fusionneront au profit d’une prépa générale. Cette filière ECG proposera les mêmes enseignements que les classes ECS et ECE. Mais comme dans le nouveau lycée, les élèves pourront choisir les cours spécifiques de la prépa économique (à savoir, des cours en Mathématiques, et en sciences sociales) indépendamment les uns des autres. Les prépas littéraires et scientifiques ne subiront pas de modifications, mais accueilleront une nouvelle filière : MPI, pour mathématiques, physique et informatique, censée répondre au nouveau cours de spécialité « Numérique et sciences informatiques » du lycée.


Ainsi, une des grandes interrogations est celle de l’admission, à savoir quels enseignements les lycéens devront choisir pour être admis en prépa, alors qu’ils disposeront de formations hétérogènes ? Si les représentants des CPGE affirment qu’il n’y aura pas de combinaisons spécifiques demandées aux candidats, le ministère de l’Éducation a lui publié un guide, indiquant les différentes options de spécialité incontournables pour chaque filière de prépa, qui laissent une marge de manœuvre aux élèves. Les syndicats enseignants avaient eux exprimé de vifs doutes sur la réforme du bac dès les premières annonces du ministre. Ils craignent maintenant un renforcement des inégalités territoriales entre les différents établissements. Les grandes écoles, qui accueillent ces élèves après leurs concours, réfléchissent à faire évoluer cette procédure d’admission, parfois critiquée.


La réforme du baccalauréat est ainsi un enjeu majeur pour les classes prépas, d’autant plus que leur attractivité décroît chez les bacheliers. D’autres formations, comme les doubles licences des universités françaises, ou les bachelors des universités anglo-saxonnes, attirent en effet de plus en plus d’étudiants.

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